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Actualité : Le théâtre khmer s’exporte à Paris - Reportage Cambodge Soir Hed sur Arunoatey
Posté par Admin le 27/07/2010 02:16:48 (41 lectures) Articles du même auteur
Actualité

Paru sur Cambodge Soir le 31 mars 2010 par Ung Chansophea

L’association « Arunoatey art et culture du Cambodge » se bat pour faire vivre la culture khmère en France. Ses membres affirment leur identité sur les planches.

Dans une petite salle de la Maison du Cambodge à Paris, située dans l’enceinte de la Cité universitaire internationale,jeunes et anciens sont réunis pour fêter le succès de leur pièce de théâtre mohary intitulée Le lien du sang. Douze acteurs cambodgiens, tous amateurs et membres de l’association Arunoatey art et culture du Cambodge, ont longuement répété pour réaliser cette performance. Le spectacle, inspiré de la célèbre pièce de théâtre Saing Silachey et financé à hauteur de 1 000 euros par la mairie de Sevran (Seine-Saint-Denis), a connu un franc succès.


La dernière représentation achevée, les acteurs ont décidé de se retrouver, une semaine après, dans une atmosphère conviviale. Les blagues fusent et les spécialités khmères rappellent de bons souvenirs aux membres de l’association. Certains s’excusent même de légers ratés lors du spectacle. Mais qu’importe, leur professeur, Vorn Savang, nommée troisième Apsara avant le régime des Khmers rouges est satisfaite. Elle se félicite de voir de jeunes Cambodgiens s’impliquer bénévolement dans ce type d’activité.

Cette représentation théâtrale est une première en France. Jusque-là, seuls des spectacles de danse classique khmère avaient été présentés au public. Mais depuis trois ans, l’association Arunoatey s’efforce d’innover et de faire vivre la culture khmère. La pièce, d’une durée d’une heure et demie, a été entièrement sous-titrée en français pour ceux qui ne maîtrisent pas le khmer. « Il y a autant d’anciens adhérents que de nouveaux, mais tous souhaitent faire vivre la culture khmère », explique Keo Davuthea, le représentant de l’association. Et d’ajouter: « Le sous-titrage a permis à beaucoup de jeunes Cambodgiens, mais aussi à des Français, d’apprendre à aimer et comprendre le théâtre khmer. »


Spectacles traditionnels


Pour réaliser la pièce, chacun a mis la main à la pâte, en fonction de ses disponibilités. « Les jeunes sont venus aider d’euxmêmes. C’est pourquoi je suis optimiste pour notre culture », ajoute le représentant. Selon lui, il est nécessaire de créer sans cesse pour ne pas lasser le public. C’est pourquoi Davuthea participe volontiers aux différents forums des associations khmères qui lui permettent d’échanger, de créer des partenariats et d’enrichir la culture khmère. « À l’avenir, nous aimerions montrer tous les types de spectacles traditionnels khmers. Il est important que les jeunes les connaissent », estime Sobotra, l’acteur principal de la pièce.

La troupe devrait bientôt présenter une nouvelle pièce intitulée Moha Dekcho Yort (nom d’un héros cambodgien) appartenant au genre théâtral du lakhaon yiké. Une comédie musicale inspirée de la période khmère rouge devrait également voir le jour l’année prochaine. Alors chaque week-end, des étudiants viennent de toute la France pour répéter. Dans la cité universitaire, qui accueille chaque année 10 à 20 nouveaux jeunes Cambodgiens, les plus anciens continuent à transmettre leurs connaissances et leur amour de la culture khmère, au son des xylophones, des trors et des takhés.

Ung Chansophea


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Tags: cambodge   keo   pok   chansophea   davuthea   ung   sobotra   savay   soir  
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